Habituellement, quand on parle des risques on fait plutôt référence aux risques naturels (séismes, volcans, inondations, cyclones) ou aux risques technologiques (centrales nucléaires, chimiques, incendies…).
Cependant, il existe un risque dont on parle très peu au niveau du grand public, un risque qui pourtant est cité à chaque fois qu'on observe certains comportements humains qu'il nous est difficile de ranger dans telle ou telle catégorie, un risque dont la cause s'évanouit au fur et à mesure qu'on la cherche mais dont les effets destructeurs nous rappellent la fragilité de nos équilibres humains et de nos équilibres sociaux, enfin un risque qui cristallise et qui résume à lui seul le mal-être de nos sociétés modernes...
Ce risque, c'est le Risque Psycho Social (RPS).
On en parle le plus souvent pour tenter d'expliquer des situations de travail dégradées où la souffrance (perçue) du personnel s'exprime de multiples façons. Il traduit le climat pathogène d'angoisse sociale qui règne actuellement au sein des organisations professionnelles.
Au travail les Risques Psychosociaux regroupent :
Le Stress, c'est-à-dire le déséquilibre entre la perception qu'une personne a des contraintes de son environnement de travail et la perception qu'elle a de ses propres ressources pour y faire face
Les violences externes : insultes, menaces, agressions exercées dans le cadre du travail par des personnes extérieures à l'entreprise
Les violences internes : harcèlement sexuel, moral, conflits divers
Rappelons qu'un risque est la représentation théorique de la possibilité d'un dommage redouté. Donc si l'on parle aujourd'hui de risques psychosociaux qu'est ce qui est redouté ?
Quel est ce type de dommage dont l'occurrence nous dérange au point d'appliquer des mesures de prévention, voire de précaution dans des zones dites à risque…
Les récentes affaires dramatiques très médiatisées des suicides à France Télécom, Société Générale, Renault ou La Poste qui se sont succédées ces dernières années ont fait prendre conscience, si ce n'était déjà fait, que le travail peut être source de souffrance individuelle et de souffrance collective.
Oui, notre cher et sacro saint travail peut être pathogène, la cause de troubles physiques et psychologiques graves, irréversibles…, cause de souffrance.
Et cette souffrance, en devenant le risque à conjurer, fait l'objet d'un développement sans précédent de dispositifs d'écoute de la souffrance au travail.
La demande des entreprises d'être accompagnées dans la reconnaissance de ces risques participe de ce nouvel hygiénisme (Yves CLOT).
Mais attention, ne nous méprenons pas.
Cette instrumentalisation de la souffrance au travail ne masque-t-elle pas les insuffisances des organisations à réguler les conflits inhérents à toute activité professionnelle ?
Le déni de ce conflit ne serait-il pas à l'origine de cette escalade dans la gestion psychologique des situations de travail ?
Il faut donc réorganiser le travail autour de l'idée que le conflit sur la qualité du travail est structurant, car il libère la parole sur les critères de qualité, déplaçant les tensions interpersonnelles vers un objet commun et reliant : le collectif de travail.
Ainsi, en permettant au travail d'être reconnu, d'être co-pensé, le conflit encadré peut offrir une perspective de régulation stratégique, donc prévenir les risques psychosociaux…
Problèm travay cé solucion pou dèmin…`
Djibril BANE
Psychologue Social Environnementaliste
L'avenir ne se prévoit pas, il se prépare (Maurice Blondel)
Dans le numéro 11 de Fey « le comportement écologique » avait été traité à partir d'une définition différente de l'Environnement.
Différente et plus complète, dépassant la seule dimension écologique dans laquelle on a pris l'habitude d'enfermer et de réduire l'Environnement.
Si l'on admet l'idée que l'Environnement est à la fois Ecologique et Social, il convient d'être prudent dans ce qu'on attribue ou pas aux questions environnementales. Garde forestier, agent technique de déchèterie, agent d'entretien des espaces verts, paysagiste, etc., tous ces métiers sont habituellement qualifiés de « métiers de l'environnement », au motif que la finalité principale est d'entretenir et de préserver la dimension écologique de l'environnement. Ne les appelle t-on pas d'ailleurs Eco métiers !
Le monde professionnel serait-il coupé en deux, où d'un coté, il y aurait les Eco métiers et de l'autre tous les autres, non environnementaux de fait, parce que non écologiques, non préservant, non sauvegardant ?
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Les scientifiques estiment que la mort massive d’animaux à la veille du séisme au Japon a présagé le cataclysme.
Quelques mois avant la catastrophe, les pêcheurs ont souvent attrapé dans leurs filets, avec un grand étonnement, des poissons régalec, très rares, qui restent d’habitude à une profondeur de 200 mètres. Ces poissons étaient montés à la surface avant les tremblements de terre au Chili et à Taiwan l’année dernière. Selon des légendes japonaises, le régalec monte à la surface quand il veut prévenir les gens qu’un séisme arrive.
« Les animaux sentent tout et cherchent à tout prix à fuir le séisme », dit Etirmichli Gourban Jalal, directeur général du centre républicain du service sismologique auprès de l’Académie des sciences de l’Azerbaïdjan.
Ainsi, des millions de poissons qui flottaient le 8 mars 2011 dans une marina au sud de Los Angeles en Californie avaient senti l’arrivée du séisme et tentaient de se sauver, pense le chercheur.
Les oiseaux ont également été touchés par le cataclysme. Par exemple, les grues hivernent traditionnellement au Japon, qui abrite également des oiseaux marins menacés d’extinction, explique Viktor Zoubakine, président de l’Association pour la protection des oiseaux. Le tsunami peut emporter leurs nids et inonder les lieux où ils se nourrissent.
Ajouté par JF@ le 20 mai 2011
C'est lorsqu'on est environné de tous les dangers qu'il n'en faut redouter aucun (Sun Tzu).
Notre région caribéenne est particulièrement exposée aux risques naturels qui nous ont amenés à développer une conscience relative du risque.
Vivre sous nos latitudes impose de facto un rapport singulier à la nature et à ses manifestations lorsqu'elle se déchaîne.
Cependant ce rapport fluctue en fonction de l'intensité ou de la fréquence d'exposition.
C'est pourquoi, l'efficacité des mesures de prévention des risques doit prendre en compte la connaissance et les perceptions qu'ont les habitants des menaces auxquelles ils sont exposés.
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Légaliser le cannabis : c’est ce que propose le maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) dans un ouvrage co-écrit avec un ex-policier, Pour en finir avec les dealers. La légalisation permettrait de restreindre les trafics. Une prise de position qui fait débat.
Les presque 4 millions de Français qui ont fumé du cannabis en 2010* pourraient bien se réjouir de cette proposition.
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Il n'a pas fallu attendre longtemps pour que la catastrophe de Fukushima, au Japon, déclenche en France un débat sur la pertinence et l'avenir de l'atome. Faut-il ou non sortir du nucléaire, faut-il ou non un référendum sur la question, faut-il ou non développer les énergies renouvelables ? Qu'importe à la presse l'importance du débat : l'émotion suffit à légitimer son inscription en tête des priorités politiques. Subordonner la vie démocratique au rythme des catastrophes et des faits divers est un procédé à double tranchant. Il peut conduire à une délibération informée sur l'avenir énergétique d'un pays, mais aussi au vote d'une loi sécuritaire. Par exemple, un « débat » sur la récidive lancé à l'été 2007 après l'enlèvement d'un garçonnet à Roubaix par un pédophile préluda à l'adoption d'une législation liberticide.
Lire la suite de cet article inédit de Gilles Balbastre
Notre actualité est tristement émaillée de faits divers qui nous amènent immanquablement, presque mécaniquement, à nous représenter notre société comme de plus en plus violente.
Oui, le mot est lâché, à chaque fois que nous nous retrouvons face aux actes souvent horribles et insoutenables, face aux conduites agressives, nous sommes renvoyés à nous même, on s’estime menacé indirectement et on le redoute.
Aujourd’hui, le thème de la violence est au centre du débat public
Lire la suite de cet article de Djibril Bane
Il est difficile de parler Environnement si on ne rattache pas cette notion à l’Appropriation des espaces et à l’attachement au lieu de vie.
En effet, rappelons le, l’Environnement se définit sur ses dimensions physiques et sociales (Fey n°10).
Qu’est-ce que l’Attachement au lieu ?
Dans notre culture langagière nous avons pris l’habitude d’associer les personnes à leur territoire.
Nous retrouvons cette identité socio spatiale dans les expressions stéréotypiques du genre « gens tel coté…comparézon ou souba ou malélivé ».
Il y aurait alors une relation dynamique entre la qualification des personnes et un espace donné.
Lire la suite de cet article de Djibril Bane
Les eaux de pluie, stockées en citerne ; citerne intégrée à la construction de l’habitat et autrefois très utilisées dans les usages domestiques… avec l’industrialisation de la production d’eau potable à grande échelle, ont peu à peu disparues des usages domestiques pour laisser place à une eau répondant à des normes physico-chimiques et alimentaire… Une eau potabilisée et distribuée par les réseaux publiques…
Lire la suite de cet article de Didier Chambeau
Appel à la réduction
Aujourd'hui, des milliers de personnes ont abordé le thème de l'eau de différentes façons. J'adore le concept de traiter d'un sujet commun, cette idée de porter aux yeux de millions d'internautes une cause pertinente pour montrer aux gens à quel point la nature humaine peut être absurde. Une belle façon de sensibiliser nos confrères terriens que des choses ne tournent pas rond sur la planète bleue (subtile plogue du thème ici...)...
Approche Psycho Environnementale (cf. Fey n°11)
Trier ses déchets, éteindre la lumière, rouler doucement en voiture, réguler sa consommation en eau, utiliser l’énergie solaire, etc… sont des comportements qui font partie des « bonnes pratiques » pour préserver l’environnement.
Actuellement, il y a une véritable incitation, voire dans certains cas une injonction, à l’adoption de comportements écologiques.
Les contre venants pouvant être poursuivis et punis par la loi.
Cela a été rendu possible grâce à une prise de conscience, au niveau mondial, de l’impact de notre empreinte écologique sur l’état actuel de notre planète.
Du coup, l’environnement s’est vu défini de façon unilatérale et uniquement assimilé à sa dimension écologique...
Lire la suite de cet article de Djibril Bane
Bonjour et félicitations pour votre journal.
Mais veillons à ne pas demander l'impossible à une population qui, hors le drame du chômage qui fait que beaucoup sont sourds à toute préoccupation autre que de survivre, souffre au quotidien de maux dont elle n'est pas coupable :
-tout-à-l'égoût loin d'être achevé, et souvent défectueux, renvoyant sur les particuliers l'obligation onéreuse de construire des fosses septiques et des fosses d'épandage,...
lire la suite de cet article de M.L
Tout à fait d'accord avec vous pour dire que l'info est une macro action : tout est dans la tête.
J'ai lancé il y a dix ans le mot "MARTINIQUALITE": il y a un boulevard pour un développement nouveau et global, axé sur la recherche de qualité en tout.
Nos petites dimensions et notre insularité sont une chance sous cet angle. M. L.
Martinique, Novembre 2007, ça laisse des traces !
Haïti, 12 Janvier 2010, ça laisse forcément des traces !
15 août 2010, jour de fête pour moi. J’achète la veille le tout récent témoignage « Le tremblement, Haïti 12 janvier 2010, Récit » de Lionel-Edouard MARTIN, Professeur à l’Université Antilles Guyane de Schoelcher présent à Haïti lors des secousses meurtrières.
16 août 2010, vers minuit quarante-cinq une secousse vive et sèche achève de m’éveiller. L’impression que le mur contre lequel s’appuie le lit va me tomber dessus...
Lire la suite de cet article de BMHM
L’augmentation des concentrations de Gaz à Effet de Serre (GES) dans l’atmosphère, au premier rang desquels figure le dioxyde de carbone (C02), sont considérés comme responsables des élévations de températures et des dérèglements climatiques...
Lire la suite de cet article de Eddy Virgal
Claude LORIUS a pendant 40 ans analysé les glaces de l’Antarctique et du Groenland. Ses recherches ont permis de mettre en évidence l’évolution du climat et notamment la teneur en CO² dans l’atmosphère...
Lire la suite de cet article
1. 28/11/2011
FAUT-IL ABANDONNER LE NUCLEAIRE ?
Chers confrères et consœurs …
Ce n’est pas parce que nous sommes loin des grandes capitales que nous n’avons rien à dire sur le sujet, n’est-ce pas ?
Pour Europe Ecologie-Les Verts la réponse est nette et sans ambigüité c’est, Oui ! Hélas leur profession de foi est plombée par la valse du « je t’aime moi non plus ». Au Parti Socialiste, par contre, on nage dans le flou attrape tout. Même si on doit se mettre à dos deux mammouths comme Bertrand Delanoë, le maire P.S de la capitale et Gérard Collomb le maire P.S de Lyon. La droite, elle, argumente dans la pure logique du capitalisme.
Dénucléariser le monde est le rêve de tout écologiste conséquent. Pour l’heure, aucun d’eux n’a trouvé de baquette magique. Alors, ceux qui veulent être Calife à la place du Calife sont bien obligés de composer avec ceux qui tiennent les leviers du pouvoir ou capables de déchouquer les tenants actuels. Alors, on concocte des mariages couteaux apparents. François Hollande, qui au moment de la rédaction de cet article est crédité à 59% d’intention de votes est donc le prince que l’on courtise. Or, deux Mammouths du P.S Bertrand de La Noé maire de Paris et Gérard Colomb, maire de Lyon, sur écran géant, viennent de démontrer à la France entière que l’intérêt bien compris du peuple… on s’en fout. « C’est notre fief, notre fief à nous bon sang de bon soir ! » Delanoë ne veut pas de Cécile Duflot à Paris parce qu’il sait que sa circonscription intéresse cette dernière. Même motif de refus pour Gérard Collomb. Ainsi les écologistes actuellement faibles de quatre députés, en cas de raz-de-marée rose, sans forcer, auront leur groupe parlementaire à l'Assemblée avec vingt cinq à trente élus et 15 en cas de défaite. Voilà qui laisse une impression de cocufiage dans la gorge des démocrates. Quand à la question de fond, c’est une réponse de normands où on affirme vouloir sortir du nucléaire mais … en donnant du temps au temps. Pour couronner le tout, les socialistes semblent avoir oublié l’objet même de leur mission d’hommes de gauche et surfent avec désinvolture sur la mer démontée des angoisses de millions de français en occultant ce que le peuple attend d’eux, à savoir : Comment mieux exploiter les richesses naturelles et mieux répartir les dividendes ? Dès lors, la droite se frotte les mains, elle agite la cape rouge et le taureau (le peuple en l’occurrence) cornes pointées fonce, négligeant l’épée mortelle du toréador, orfèvre de son tragique destin. La question du nucléaire est d’une importance capitale mais elle doit être gérée en toute lucidité par un gouvernement fort. Bien élu. Et non par des aspirants gouvernants, qui d’ailleurs, ne sont d’accord sur rien, sauf pour battre le Calife actuel, par tous les moyens. Pour l’heure, les fils de Mitterrand tirent des plans sur la comète, épuisent leur capital énergie, en concoctant des stratégies fuite en avant tout en s’emmêlant les pinceaux à cause des tiques à bœufs, aux dents acérées et longues, que sont leurs alliés de circonstance. Dans ces conditions, la droite risque d’avoir encore de nombreuses années devant elle, sauf si le peuple français, ce vieux renard, concocte une cohabitation version 21°siècle.
POUR L’HEURE LA DROITE NOUS HABITUE A L’IDEE D’UN NUCLEAIRE VITAL POUR L’ECONOMIE FRANCAISE …
En l’état actuel des choses, il n’y a rien de plus vrai. La question est de savoir s’il n’existe pas d’autres alternatives. Si c’est le cas, n’ayant pas le choix, en s’entourant du maximum de protections nécessaires afin de protéger l’humain, la France, dans ce monde déraisonnable, a raison et même le devoir de jeter toutes ses forces dans la bataille. L’intérêt dissuasif sur le plan militaire est indiscutable. L’utilisation dans le civil permet de payer la facture énergétique 40% moins cher. L’argument massue du président sortant est que sortir du nucléaire c’est immédiatement la perte de centaines de milliers d’emplois suivie d’une augmentation en tout.
Bon … Mais … j’y pense, quand les abolitionnistes, issus de la France des gens bien avalisèrent la révolte de nos ancêtres esclaves ce 22 Mai 1848, il est plus que probable que la France des gens pas bien ait poussé des cris d’écorchés vifs et hurlé à la disparition de leurs entreprises, qui ne sauraient supporter de telles charges salariales, de même qu’à la mise au chômage de plusieurs centaines de milliers d’emplois, voire de millions, si on englobe l’Europe et les Amériques. Oui, c’est plus que probable. En fait, je pense que la droite ne souhaite pas et n’a pas l’intention d’abandonner le nucléaire. C’est son droit. Nous avons tous des convictions, sincères quant à notre approche des choses. Qu’elles soient scientifiques, religieuses, philosophiques, économiques, politiques. Il convient, simplement, de les assumer sans faux-fuyant et, avec la conviction née de l’honnêteté, (si c’est le cas) dire sa certitude que le nucléaire est maîtrisable et que ceux qui n’y croient pas sont ceux qui ne croyaient ni au train, ni à l’avion. Surtout que l’électeur, qu’il soit français de France ou français de l’Outre-mer, a supprimé Panurge de son horizon et n’est plus l’ingurgité béat des temps précédents. Désormais, il décortique, analyse, choisit. En ces moments troublés, l’emportera celui qui réussira à convaincre qu’il est l’homme du moment, car répondant aux attentes immédiates.
Tony DELSHAM
Date de dernière mise à jour : 02/12/2011
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