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Retour Eolien et Solaire

Retour Eolien et Solaire

energie-a--savoir.jpgFrance - L'énergie éolienne a retrouvé un rythme de croissance "soutenu" au troisième trimestre, se rétablissant après un coup de frein en début d'année, tandis que l'énergie solaire a de nouveau explosé, selon une note du commissariat général au développement durable.

Après un "net ralentissement" au premier trimestre 2010 (-63%), la puissance des éoliennes raccordées au réseau électrique aux deuxième et troisième trimestres "confirme le retour vers un développement du parc éolien régulier et relativement soutenu", estime le commissariat dans cette note. Les éoliennes raccordées au réseau électrique durant ces deux trimestres représentent une puissance de 556 mégawatts (MW) contre 528 MW pour ces mêmes trimestres en 2009. Au total, la puissance des éoliennes raccordées durant les neuf premiers mois de 2010 n'enregistre qu'une baisse de 12% par rapport à la même période de 2009 et est quasi identique à 2008.

La puissance totale du parc éolien était de 5.322 MW au 30 septembre 2010, en hausse de 15% depuis le début de l'année. Les éoliennes ont produit 1,8% de la consommation française d'électricité sur les neuf premiers mois de 2010.

Quant à l'énergie solaire, les nouveaux panneaux raccordés au réseau sur les 9 premiers mois de l'année représentent une puissance de production de 416 MW, soit 3,4 fois plus que sur la même période de 2009.

Le commissariat note notamment une montée en puissance des grands parcs photovoltaïques: 33 nouvelles fermes solaires représentent ainsi à elles seules une puissance de 110 MW.
La puissance totale du parc photovoltaïque atteignait 720 MW au 30 septembre, un chiffre en hausse de 137% depuis fin 2009.
AFP


photovoltaique.jpgMartinique - Les énergies renouvelables : un chantier d’avenir pour la Martinique
96% de l’électricité que nous consommons en Martinique est produite en brûlant du pétrole. Les centrales thermiques sont responsables de 40% de nos rejets en CO2, le gaz carbonique, responsable du réchauffement de la planète.

La dépendance énergétique de la Martinique est totale et au moment où le baril de pétrole a franchi le cap des 100 dollars, la facture économique est lourde pour notre île. Idem pour la facture écologique. Exploiter des sources d’énergie alternatives est donc devenu stratégique et urgent.

Pas besoin de chercher bien loin pour en trouver. La Martinique est largement dotée en soleil, en vent et en houle, trois éléments sources d’énergies dites renouvelables car, à l’inverse du gaz ou du pétrole, ils peuvent être exploités sans se raréfier. Ils ne représentent pourtant que 4% de notre production électrique (16% en Guadeloupe ou 44% à la Réunion).

Les optimistes noteront que la part des énergies renouvelables devrait augmenter dans les années à venir. Le photovoltaïque, l’électricité produite par le soleil, est le secteur le plus porteur. Depuis juillet 2006, EDF achète le kWh solaire 40 centimes d’euros (contre 30 centimes auparavant) améliorant ainsi la rentabilité des installations. Les collectivités locales ne s’y trompent pas. Le SMEM (Syndicat mixte d’électricité de la Martinique) espère tripler en 2008 la puissance photovoltaïque installée l’an dernier. Onze communes martiniquaises sont déjà équipées. Des panneaux solaires ont été posés sur les tribunes du stade des Anses- d’Arlet, sur le toit de l’école du Carbet, ou sur celui de la cantine scolaire de Trinité. Ils sont également apparus au stade Louis Achille avec le conseil Général. Le Conseil Régional équipe les nouveaux lycées et la CACEM ne manque pas de projets. La déchetterie de Case Navire, à Schoelcher a été la première équipée et la valorisation des toits des bâtiments communautaires est programmée.

Des entreprises aussi se laissent convaincre. La plus grande ferme photovoltaïque de la Martinique, et l’une des plus grandes de France, se situe sur le bâtiment du centre commercial et industriel Artimer au Marin. Au Lamentin, la CERP a équipé son toit à Acajou en 2007 et le Groupe Bernard Hayot finalise actuellement des études.

L’éolien (l’exploitation du vent) en revanche est plutôt en panne. La Martinique compte une seule ferme éolienne, au Vauclin, alors qu’elle recèle une centaine de sites techniquement intéressants (voir encadré).
Quant à la géothermie, l’exploitation des eaux chaudes, ou celle de la houle, les études se poursuivent…

Comme dans d’autres dossiers, un plan global fait cruellement défaut. « Les efforts politiques sont affichés, mais il se font en ordre dispersé, sans cohérence » explique Laurent Bellemare, Directeur du développement du SMEM. La séance plénière commune des Conseils Régional et Général qui s’est tenue le 18 décembre fait naître des espoirs. Elle a défini des objectifs ambitieux communs en terme d’énergies renouvelables. Mais il est bien trop tôt, pour en sentir les effets…
L.M pour Fey n°2


La Martinique en panne d’éoliennes

La Martinique, l'île aux alizés, seule une ferme éolienne est en activité, à Morne Carrère, au Vauclin.
Elle a été construite en 2003 avec le soutien de la Région et de l'Ademe.
Quatre éoliennes rabattables de 32 mètres de hauteur produisent chacune 275 kW.
En 2001 pourtant, une cartographie du potentiel éolien laissait augurer des lendemains qui chantent. L'Ademe avait recensé 103 sites, avec un potentiel important sur toute la côte Atlantique.

Cependant, les obstacles ont été les plus forts. Ils sont liés d'abord à la dispersion de l'habitat. La loi prévoit en effet que ces installations doivent être situées à 600 mètres d'une habitation. Le morcellement des terres est également problématique, tout comme la part importante d'indivisions de propriétés. De plus, les sites les plus intéressants sont situés sur des zones protégées au titre de l'environnement (la réserve naturelle de la Caravelle, ou la savane des pétrifications à Sainte-Anne). Enfin, les riverains et les associations s'opposent souvent aux projets de fermes éoliennes car ils redoutent des nuisances visuelles et sonores.

Des complications qui expliquent le contraste avec la Guadeloupe où six fermes éoliennes fonctionnent, à Marie-Galante, à la Désirade et à Petit Canal.

Resterait la possibilité d'installer des éoliennes sur l'eau ou sous l'eau (pour profiter de la houle). Là encore, les obstacles sont importants. La Martinique est entourée de fonds marins profonds. Construire des fondations nécessiterait un effort technique et financier colossal. Enfin, les risques cycloniques et sismiques compliquent un peu plus les projets.
L.M. pour Fey n°2


eoliennes-marie-galante.gifPas même bitin, pas même bagay…

Si la Martinique a une longueur d’avance sur la Guadeloupe dans le traitement des déchets, pour les énergies renouvelables, c’est l’inverse. L’île soeur produit 16% de son électricité grâce au vent, au soleil et à l’eau chaude, contre 4% en Martinique.

La Guadeloupe compte 6 fermes éoliennes, 4 000 installations photovoltaïques, une centrale thermique (bagasse/charbon) au Moule, et une centrale géothermique, à Bouillante, qui exploite depuis 1986 les eaux chaudes de la Soufrière.
Les efforts politiques ne suffisent pas à expliquer ce contraste. La Martinique compte des handicaps que la Guadeloupe ne connaît pas : la densité et la dispersion de l’habitat sur tout le territoire, le morcellement de la propriété foncière et le relief très accidenté.

De plus, les énergies renouvelables ont été développées sur les dépendances de la Guadeloupe (Marie-Galante et la Désirade) où le besoin est encore accru du fait de l’éloignement des centrales EDF. Défi aujourd’hui en partie relevé. Les deux dépendances produisent autant d’électricité qu’elles en consomment grâce à de nombreuses éoliennes. Toutefois, l’énergie fabriquée sur place repart en Guadeloupe, par des câbles sous-marins, avant de revenir par le même biais.
L.M. pour Fey n°2
Eoliennes Marie-Galante - Phot. IK



Le Conseil Général s'engage dans le développement durable

Soucieux de contribuer à préserver l’environnement pour les générations futures, le Conseil général construit, modernise et équipe en se référant à la démarche HQE.
Devenue un élément primordial de la politique globale du Conseil général en phase avec l’Agenda 21 de la Martinique, «  cette démarche a pour but de guider les maîtres d’ouvrage et leurs partenaires dans une approche environnementale. C’est une démarche totalement volontaire pour intégrer l’environnement dans la logique des acteurs du bâtiment et, surtout pas, une couche d’environnement imposée en plus de toutes les contraintes habituelles. » (Association HQE).

Ce référentiel comporte quatre cibles - éco construction, éco gestion, confort, santé -se déclinant en quatorze composantes.
Désormais, les projets neufs du Conseil général sont conçus selon cette démarche et mettent, plus particulièrement, l’accent sur les différents objectifs visant à favoriser la pérennité des bâtiments et des équipements :

Réduire les besoins en énergie et recourir aux énergies renouvelables :
L’installation de panneaux photovoltaïques sur la toiture du stade Louis Achille : Composée de 1107 m2 l’installation génère une puissance totale de 138 kwc, constituant la cinquième plus grande centrale solaire photovoltaïque de France. Elle permettra de générer une économie d’énergie de 16 tonnes équivalents pétrole par an, d’éviter le rejet dans l’atmosphère de plus de 130 tonnes de CO2 chaque année, soit la suppression de la pollution de 25 véhicules pendant toute leur durée de vie. Prochainement la toiture du collège Jacqueline Julius sera équipée ainsi que d’autres projets à l’étude comme le troisième collège du Robert, un parking silo au quartier Bouillé.

L’utilisation de l’énergie solaire thermique pour produire l’eau chaude sanitaire à usage de douche au stade Louis Achille (besoin constant journalier de 1500l), aux collèges de Trois Ilets et du Diamant (150l/jour pour les logements de fonction et 1000l/jour pour le collège ;

Le système de stockage latent d’énergie frigorifique :
La climatisation du centre administratif départemental (8500 m² de plancher) s’étant avérée défaillante et consommatrice d’énergie, il était nécessaire de la remplacer par une solution plus économe.

C’est un système de production de froid qui fonctionne en deux phases :
Pendant les heures creuses, l’installation produit davantage de froid que nécessaire (d’autant que les locaux sont vides la nuit) et l’utilise pour fabriquer de grande quantité de glace.
Pendant les heures dites normales la glace sert à refroidir les circuits de climatisation et fond progressivement. Il en résulte une économie d’électricité de 15 000 €/an.
Récupérer les eaux de pluie pour les circuits n’ayant pas besoin d’eau potable (chasse d’eau, arrosage, nettoyage extérieur,…), installer des dispositifs économiseurs d’eau : Au stade Louis Achille une mise en commun de la récupération des eaux pluviales a été effectuée. Trois cuves de 30 m3 actuellement alimentées par le gymnase le seront également par la toiture de la tribune d’honneur, une fois celle-ci achevée.
Equiper les établissements de systèmes intégrés de gestion technique centralisée (GTC) veillant à l’optimisation énergétique et optimisant les besoins de maintenance. Actuellement une quinzaine de bâtiments bénéficient de cette gestion : le CDST, l’usine d’eau potable de Vivé , les collèges J. Nicolas, E. Glissant, Dillon2, Morne des Esses, Trois Ilets, Diamants, le centre médico social de Godissard, ….

Assurer autant que possible le confort hygrothermique par des solutions bioclimatiques :
La ventilation naturelle de la salle de gymnastique du stade Louis Achille a été recherchée grâce à une orientation dans le vent et une forme de toiture créant une dépression en aval. Pour ce faire, une étude a été menée en soufflerie en testant la ventilation à l’aide d’une maquette au 1/100 du projet et des constructions proches. Le flux d’air y a été réglé pour simuler le vent. Les obstacles placés entre la source de vent et la maquette ont reconstitué les perturbations d’environnement. Ces essais en soufflerie ont validé le concept de l’architecte.

Gérer les déchets de chantier d’une façon différenciée (tri) et réduire les pollutions dues aux chantiers :
Expérimentation menée sur le chantier de construction du collège du Diamant
La conception du troisième collège du Robert intègrera les quatre cibles et les différente thématiques de la démarche HQE.
Ces exemples illustrent bien l’engagement du Conseil général en matière de Développement Durable.


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Date de dernière mise à jour : 02/03/2012

 

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