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Journée Mondiale de l'EAU

« Journée Mondiale de l'EAU »

Une résolution des Nations Unies de 1992 déclare le 22 mars
(exceptionnellement cette année le 20 mars !)

Cette résolution invite chaque Etat, selon le contexte national, à sensibiliser sa population à l'enjeu mondial qu'est l'Eau.

La Martinique avec ses quelques 161 rivières (représentant 500 millions m3 d'eau), ses 2 milliards de m3 d'eau de pluie qui tombent chaque année ainsi que ses eaux souterraines estimées entre 10 et 20 millions m3/an, devrait pouvoir satisfaire ses besoins en eau. La production d'eau est de 40 millions de m3 pour 30 millions consommés soit un rendement de 75% des réseaux (chiffres de 2005).

Mais les choses ne sont pas si simples !

Tout d'abord la Martinique est sujette aux variations climatiques, avec des périodes de fortes précipitations suivies de périodes de sécheresse, d'autre part les pluies et cours d'eaux sont plus abondants dans le nord de l'île. Des capacités de réserves d'eau et de stockage font grandement défaut afin de réguler les ressources dans le temps et dans l'espace.
A cela s'ajoute des pertes importantes occasionnées par la vétusté des réseaux, on estime que 35% de l'eau prélevée est perdue, plus l'assèchement de certains cours d'eau, vous l'aurez compris la gestion de l'eau en Martinique est chose complexe !!

D'ailleurs qui en a la responsabilité ?

Notre département accuse ici un retard certain, car si depuis 1964 une loi sur la gestion de l'eau est appliquée sur le territoire français, ça n'est qu'en 1992 qu'une loi met en place des outils intégrés de la gestion de la ressource en eau dans les DOM. C'est ainsi qu'est créé en 1996 le Comité de Bassin de la Martinique qui mettra en place le Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) en 2002, année où est crée l'Office de l'Eau (ODE) dont le rôle est fondamental pour le suivi des actions menées dans le cadre de ce schéma.

Cette politique globale de l'eau a été entreprise en tenant compte d'un réseau souvent vétuste à réhabiliter, d'un assainissement en retard, d'un manque de capacité de stockage d'eau et enfin d'un phénomène de pollution.

94% de l'eau que nous consommons en Martinique provient de nos rivières, par voie de conséquence la qualité de l'eau distribuée au robinet dépend de celle de la rivière dans laquelle elle est prélevée !
C'est pour cette raison que les contrôles sanitaires commencent au captage de l'eau.

Cette qualité dépend aussi des traitements effectués après le prélèvement ce qui justifie le 2ème niveau de contrôle dans les unités de traitement et de production.
Le 3ème contrôle intervenant sur les réseaux de distribution.

L'eau martiniquaise est donc sous haute surveillance avec 1800 contrôles par an effectués par la DSDS dont les résultats sont synthétisés sous forme de fiches à destination du grand public.

Cette vigilance est justifiée par un danger de pollution permanent de nos rivières que constituent l'insuffisance des systèmes d'assainissement, la pollution agricole avec l'usage abusif de pesticides ou encore les eaux pluviales routières très polluantes en métaux lourds...

L'impact de l'activité humaine est donc primordial concernant l'aspect qualitatif de notre eau (pollution) et aussi pour l'aspect quantitatif, arrêtons de la gaspiller d'autant que son coût est un des plus élevés des départements français !

Fey Mag. 4/ mai 2008/ LMH


 

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Date de dernière mise à jour : 17/12/2014

 

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