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Les citernes sont-elles aux normes parasismiques ?

Les citernes sont-elles aux normes parasismiques ?

 

CiterneOn en parle peu dans le débat actuel sur la mise aux normes parasismiques des bâtiments martiniquais, et pourtant, les citernes d'eau sont des équipements à risque. Ces réservoirs d'eau potable sont souvent situés sur les hauteurs, près des habitations et recèlent une énorme quantité d'eau.

Peut-on être sûr qu'ils ne cèderont pas lors d'un tremblement de terre ??

D'après l'Office Départemental de l'Eau, la Martinique comptait, en 2006, 297 réservoirs d'eau potable, propriété des cinq syndicats intercommunaux. Au SICSM (Syndicat intercommunal du centre de la Martinique), le directeur technique, Alain Ferreol estime que les 160 ouvrages du parc ne répondent pas tous aux normes parasismiques.
Et pour cause : la législation en la matière n'est entrée en vigueur qu'en 1969. Entre 1950 et 1970 la trentaine de bâtiments construits n'est pas garantie contre le risque sismique, cependant ces réservoirs sont toujours en fonction aujourd'hui.

Depuis l'entrée en vigueur de la PS69 en 1969, on ignore combien de constructions ont effectivement appliqué cette norme. Lorsqu'on sait qu'une citerne peut contenir entre 200 et 8000 m3 d'eau, le risque est majeur.

Fort des travaux des sismologues, le législateur renforce ses dispositions. En 1992, il adopte la PS92, censée garantir aux ouvrages situés dans des zones à forte sismicité comme la Martinique, une résistance maximale lors de phénomènes de magnitude élevée. Mais, le directeur du SICSM avoue que seule une dizaine de réservoirs respecte cette norme, tel celui de 8000m3 construit en 2009 à Rivière Blanche à Saint-Joseph. Étant donné leur coût élevé - 1 à 4 millions d'euro minimum- la destruction des ouvrages pour une mise aux normes n'est pas envisagée.

Des travaux de réfection sont donc régulièrement entrepris afin de protéger les habitations voisines des réservoirs d'eau. En cas d'urgence, la Préfecture, la Gendarmerie ou les pompiers peuvent intervenir pour évacuer la population.

Dans les autres cas, un recours est possible auprès de chaque syndicat de commune ou de ses exploitants qui sont responsables de l'état et du bon fonctionnement des structures. 

IK pour Fey n°9 / mars 2010

 


 

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Date de dernière mise à jour : 04/10/2014

 

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