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Le monde rural, des richesses à partager !

Le monde rural, des richesses à partager !

photo-3-fey-21-2.jpgCa bouge en milieu rural. Pour tenter de valoriser et de fédérer les projets, un Réseau Rural Martiniquais a vu le jour. Fey a rencontré son animatrice, Alexandra Boulon.
http://daaf972.agriculture.gouv.fr/, www.reseaurural.fr


Fey : Le Réseau Rural existe depuis 2011 en martinique. Quelle est sa vocation ?

Alexandra Boulon : Nous sommes une plateforme d'échange. Notre objectif est de mettre en réseau les multiples acteurs du monde rural. Certains ont de bonnes idées, mais souvent, ils avancent chacun de leur côté. Le Réseau Rural se propose d'identifier les idées intéressantes pour les faire fructifier, les faire connaître et les mettre en synergie. Notre mission consiste aussi à valoriser les bonnes pratiques, à faciliter les nouveaux partenariats qui favorisent le développement de projets. Le réseau est organisé au niveau régional, et est relié aux réseaux nationaux et européens. Cela permet de partager les expériences et de réaliser un transfert de compétence sur des thématiques communes.

Fey : Qui peut en bénéficier et de quelle manière s'investir ?

A. B. : Nous fonctionnons sur la base du volontariat. Chaque structure concernée peut s'impliquer dans le Réseau, à la hauteur de ce qu'elle peut et souhaite. Nous nous adressons aux organismes professionnels (associations, groupements de producteurs, collectivités, service d'Etat, etc.), sur toute la Martinique. Les actions sont donc définies en fonction des besoins constatés et des demandes exprimées par les acteurs. Deux groupes de travail ont été constitués : un premier sur "la valorisation des produits locaux notamment au sein de la restauration collective", un second sur "l'accompagnement des micro-activités en milieu rural".

Fey : Quels types de projets ont vu le jour avec le concours du Réseau ?

A. B. : Ils peuvent prendre différentes formes. Nous avons organisé des formations à destination des professionnels. Nous suivons et soutenons des études, proposons des actions de sensibilisation et du conseil. Nous sommes force de proposition auprès des décideurs locaux et les aidons à orienter leur politique publique. Dans le cadre de notre thème "valorisation des produits locaux", nous menons une réflexion sur les circuits courts de commercialisation des produits agricoles. Il s'agit principalement de la vente directe du producteur au consommateur, souvent à travers les marchés, la vente à la ferme, et la distribution de paniers. Nous cherchons à connaître et valoriser au mieux l'existant, à le consolider, et à faire émerger de nouveaux circuits courts. L'objectif est double : mettre en lumière nos agriculteurs et leur travail, et faciliter l'accès des consommateurs aux produits locaux.

Fey : Quelles perspectives se dessinent pour le Réseau Rural ?

A. B. : Nous allons continuer d'avancer sur nos deux axes de travail. Cela fait seulement deux ans que le Réseau fonctionne, mais on compte déjà plus de 300 organismes qui s'impliquent. Nous avons un très bon taux de participation, et les acteurs expriment leur satisfaction. C'est donc que le travail du Réseau correspond à leur besoin, et qu'il a de l'avenir ! Je pense que pour vraiment faire avancer les choses, il faut qu'il y ait des actions collectives concrètes.

Valérie Morra/  mai 2010

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Le Bio en quelques mots…
L’Agriculture Biologique (AB) est apparue entre les années 1940 et 1970, en opposition à l’agriculture industrielle et intensive. C’est un mode de production respectueux des équilibres naturels et de la biodiversité, qui milite pour une gestion durable de l’environnement. Elle fait la promotion de produits de haute qualité qui ne nuisent pas à la santé humaine ni au bien-être animal. Ses pratiques culturales et d’élevages excluent l’utilisation des produits chimiques de synthèse ainsi que la présence d’OGM (Organisme Génétiquement Modifié), et limitent l’emploi des intrants (phytosanitaires, engrais, amendements, activateurs de croissance, etc.). L’AB répond à une réglementation européenne spécifique (n° 834/2007 du Conseil du 28 juin 2007), qui est complétée par des dispositions nationales propres à chaque Etat. La marque AB est délivrée, selon des normes et un cahier des charges précis, par des organismes certificateurs agréés par le ministère de l’agriculture. En Martinique, les contrôles sont effectués par ECOCERT. La certification AB garantie pour un aliment composé un minimum de 95% de produits d’origines agricole biologique.
V. M.


 

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Date de dernière mise à jour : 29/09/2014

 

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