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Le trigonocéphale : menaçant et menacé

Le trigonocéphale : menaçant et menacé

Trigonoce phaleSa tête est mise à prix. Il est l'animal le plus dangereux de la Martinique mais aussi l'un des plus menacés. En créole, on l'appelle « bèt-long » pour ne pas le nommer, ou « fer-de-lance ».

Le trigonocéphale (Botrhrops lanceolatus) est un serpent de plus d'un mètre de long, à la tête triangulaire et au venin puissant. Il tue ses proies (rats, chauve-souris, oiseaux) en provoquant la coagulation de leur sang. Le venin est mortel pour l'homme si le sérum, disponible en hôpital, n'est pas administré dans les heures qui suivent la morsure.

Toutefois les accidents sont peu nombreux (une quinzaine par an et quasiment aucun décès). De tout temps, ce serpent, strictement endémique a été chassé. La mangouste a été introduite pour l'éradiquer (sans succès...) et une prime (fixée à l'époque à 100 francs) est offerte à quiconque en abat un. Entre 1970 et 1994 plus de 112 000 serpents ont été tués.

Pourtant, malgré le danger qu'il représente, le trigonocéphale est remarquable. Même s'il compte un cousin (Bothrops caribbaeus) à Sainte-Lucie, il n'existe qu'en Martinique.

En cette année mondiale de la biodiversité, certains s'interrogent sur l'intérêt de maintenir la prime à l'abattage. La mairie du Gros-Morne évoque les problèmes de sécurité pour les chasseurs amateurs et les risques d'extinction de l'espèce. Le débat sera soumis aux élus du Conseil général.

IK / Fey Magazine 10 / mai 2010

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Date de dernière mise à jour : 17/10/2014

 

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