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Le littoral martiniquais, objet d’une étude portée par la DEAL et le BRGM

Le littoral martiniquais, objet d’une étude portée par la DEAL et le BRGM

Deal okLa DEAL* et le BRGM* ont lancé une étude qui vise à «développer l'observation du trait de côte et identifier les territoires à risques érosion pour hiérarchiser l'action publique». Elle s'inscrit dans la démarche de la stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte initiée par le ministère de l'écologie du développement durable et de l'énergie.

 

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Plages salineQu'appelle-t-on « trait de côte » ?

Il n'y a pas de définition unique du trait de côte. Ce terme vise à identifier la limite entre la terre et la mer. Ainsi, même si un trait de côte de référence a été acté, sorte de consensus de départ, ce sont les tendances d'évolution de la position du trait de côte martiniquais sur ces 60 dernières années qui ont été mises en avant par l'étude, basée sur une analyse diachronique des photos aériennes de 1951, 2004 et 2010.

Sableuses okEn général, le trait de côte n'est régulier ni dans sa forme, ni dans sa structure. Les différents types de côtes sont répartis en deux catégories : les côtes d'érosion telles que les falaises qui peuvent être rocheuses mais pas exclusivement, et les côtes d'accumulation, fruit de la sédimentation (plages, dunes) ou de l'activité d'organismes vivants (récifs coralliens).

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Si les premières ne peuvent que reculer pour cause de phénomènes d'érosion, les secondes peuvent aussi avancer par phénomènes d'accumulation ou d'accrétion. Le littoral martiniquais se caractérise par une forte diversité morphologique liée à son héritage géologique et à une exposition à des agents climatiques et marins contrastée.
Cette étude classifie les différents types de côtes de notre littoral et leur répartition. Ce littoral représente par ailleurs un espace de concentration à forts enjeux, parce que rassemble une grande partie des activités économiques et industrielles de l'île ainsi que des habitations, des centres urbains, des voies de communication et des infrastructures touristiques, avec de lourdes menaces.

Deal phot4 okComment évolue-t-il ?

La comparaison des traits de côte a mis en évidence une mobilité très contrastée à l'échelle de l'île. Les deux tiers du littoral martiniquais sont constitués de côtes dites meubles, englobant des mangroves, des plages et des côtes peu escarpées. Le reste du linéaire se répartit entre des côtes rocheuses et des côtes artificialisées.

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Sur les 450 km que totalise le littoral martiniquais (hors îlets), 389 km sont soumis à une mobilité naturelle et font plus particulièrement l'objet de l'étude. Les deux types de côtes qui se sont avérés les plus mobiles sont les mangroves et les plages sableuses.
L'étude a donc permis de dresser l'évolution historique du trait de côte et d'améliorer la connaissance du fonctionnement du littoral martiniquais tout en apportant les éléments nécessaires au choix des hypothèses à retenir et des méthodologies à mettre en œuvre pour la caractérisation des aléas littoraux. Elle a permis aussi d'affiner la connaissance. 

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Quelle « action publique » ?

Les actions à mettre en place, dans l'immédiat et à long terme, dépendent du type de côte et des dynamiques observées. Dans une optique de gestion des risques littoraux, cette étude permet d'envisager des actions futures au nombre desquelles :


-
le besoin d'identifier des sites sensibles parmi les sites mobiles déterminés dans le cadre de cette étude, après avoir identifié et hiérarchisé l'importance des enjeux à protéger

- le besoin de mettre en place des dispositifs de suivi afin de mieux comprendre la dynamique des secteurs à enjeux et d'anticiper les évolutions futures du littoral

- le besoin d'identifier ensuite, suivant les enjeux à protéger, les stratégies de gestion et de gouvernance (repli, relocalisation ou réorganisation des biens et activités, protection, laisser-faire, etc.) au moyen d'analyses coûts-bénéfices et d'analyses multi-critères notamment.

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Photo 1 - Exemple de falaise escarpée et de plage sableuse dans la ville de Schoelcher (Madiana plage) Source : Paulineau M. (2012)
Photo 2 - Plage sableuse de la Pointe du Bout aux Trois-Ilets. Source : Paulineau M. (2012)
Photo 3 - Exemple de la digitalisation du trait de côte sur une plage sableuse (limite sable/végétation), à Sainte-Luce, au sud de l’île.
En rouge et jaune : trait de côte de 2010, en jaune : portion de plages.
Fond cartographique : Ortho HR 2010 - IGN
Photo 4 - Zone remblayée dans le quartier Four à Chaux, commune du Robert
Fond : Orthophoto 2004 IGN
Photo 5 - Zone remblayée à Fort-de-France
Fond photographique : Ortho HR 2010 – IGN
Photo 6 - Recul maximal observé à la Pointe Degras, commune de Fort-de-France
Fond photographique de l'IGN : à gauche de 1951, à droite de 2010.

* Bureau de Recherches Géologiques et Minières 
* Direction de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement


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  DEAL
Pour Fey / juillet-août/2014


 

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Date de dernière mise à jour : 01/11/2014

 

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