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Les crottes miraculeuses des baleines

Les crottes miraculeuses des baleines

Le biologiste marin Stephen Nicol a confirmé une hypothèse déjà développée par Victor Smetacek qui lui-même était parti d'un paradoxe : les stocks actuels de krill, ces petits crustacés qui constituent les repas des baleines à fanons, sont actuellement insuffisants pour nourrir la population baleinière du début du siècle, estimée au moins deux fois plus importante qu'aujourd'hui.

KrillLe krill des mers froides a besoin de plancton, qui a besoin de fer pour se développer. Et les stocks de fer contenus dans les eaux de l'Antarctique sont trop réduits pour nourrir plus de baleines.

Proies et prédateurs liés

Victor Smetacek avait donc cherché l'origine de cet apport en fer, et avait émis l'idée qu'il se trouvait dans les excréments des baleines. Cette hypothèse a été confirmée en avril par l'étude de Stephen Nicol. Avec son équipe, il a prélevé 27 échantillons fécaux de quatre types de baleines à fanons. Les analyses ont montré qu'ils contenaient en moyenne 10 millions de fois plus de fer que l'eau de l'Antarctique.

Les baleines contribuent ainsi directement à développer leur nourriture : en mangeant des krills, elles expulsent du fer, qui va permettre le développement du plancton dont le krill va ensuite se nourrir.
Cela montre bien que toutes les espèces vivantes sont liées : si les baleines venaient à disparaître, le krill lui aussi serait condamné...

L. M-H
Pour Fey / juillet-août/2014


 

 

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Date de dernière mise à jour : 26/02/2015

 

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