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Diversification : Une agriculture à haute valeur ajoutée

Diversification : Une agriculture à haute valeur ajoutée

Dans ses exploitations de Ducos et de Saint-Esprit, Abdoul Djibré propose une quinzaine de productions différentes et 70 variétés en pépinière. Après des débuts dans la banane, il a fait le choix de la diversification. Il pense que l'agriculture martiniquaise a de l'avenir autour de productions à haute valeur ajoutée.

Originaire du Burkina Faso, installé depuis près de 40 ans en Martinique, Abdoul Djibré est agriculteur depuis 1998. Il s'est fait connaître en développant ici la culture du pitaya, ce cactus issu du Mexique qui produit le délicieux fruit du dragon.
Ses terres abritent aussi des mangoustans, du citron-caviar, du goumi du Japon, du moringa, de la groseille, des caïmites, du citronnier rouge...

PitayaTrop peu de variétés locales

Son exploitation contraste avec le profil moyen de l'agriculture martiniquaise. Car prônée dans les discours, la diversification agricole a du mal à s'imposer.
La banane occupe encore un tiers de la surface cultivée en Martinique*.

La production alimentaire de l'île augmente, mais seule une dizaine de fruits et légumes martiniquais sont proposés dans les circuits de distribution. Bananes, concombres, christophines, tomates, melons, salades et goyaves dominent nettement.

Nous ne couvrons que 40% de nos besoins alimentaires et nous importons de nombreux fruits et légumes qui pourraient pousser ici.

Ramboutan et caïmite

La demande en ignames, en oranges, ou en ananas est forte mais les agriculteurs locaux peinent à y répondre. Les cours sont trop bas. Difficile, en effet, de concurrencer l'orange dominicaine produite dans des conditions sociales et environnementales déplorables, ou la cacahouète des vendeuses de pistaches produite intensivement en Chine ou aux USA.

Abdoul Djibré est persuadé que l'avenir est ailleurs : autour de productions à haute valeur ajoutée. Il évoque notamment la piste du citron-caviar pour l'exportation, ou encore du ramboutan (le litchi chevelu) et de la caïmite pour le marché local. « Les cours de ces fruits sont hauts, et en Martinique, les gens les connaissent et les apprécient. Il n'y en a pas assez pour le marché local » explique t-il. Avis aux amateurs  !

LMH (* Source IEDOM 2013)

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Date de dernière mise à jour : 09/08/2017

 

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