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Le Colibri à tête bleue : espèce « en danger d’extinction » ?

Le Cyanophaia bicolor ou Colibri à tête bleu

Secteurs favorables à la présence du Colibri à tête bleue et localités précises d'observation

Impact de l’urbanisation et de l’agriculture sur l’habitat du Colibri à tête bleue

Le Colibri à tête bleue  : espèce « en danger d’extinction » ?

(Image 3 : En vert : habitat favorable au Colibri à tête bleue.
En rouge : habitat anciennement favorable mais occupé à présent par l’homme)


Le Colibri à tête bleu, espèce endémique de la Martinique et de la Dominique, a pour l’instant été peu étudié sur le territoire français. Fort de ce constat, la Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement de la Martinique (DEAL) et l’Office National des Forêts (ONF) ont lancé en octobre 2012 une étude sur ce colibri. (Voir ERRATUM ci-dessous)

Le Cyanophaia bicolor ou Colibri à tête bleu est une espèce d'altitude, forestière, qui fréquente les forêts humides primaires ou anciennes ainsi que les berges des rivières de montagnes.
Extrêmement rare au niveau de la mer, il semble trouver son optimum écologique au-dessus de 800 m d'altitude. Dans la mesure où le Colibri à tête bleue constitue un enjeu de conservation patrimoniale prioritaire en Martinique, l'étude visait à évaluer la vulnérabilité de cet oiseau au moyen d'une cartographie des principales menaces en estimant sa répartition et en analysant l'évolution de son habitat.

Les recherches bibliographiques et les prospections sur le terrain ont permis de recueillir 76 localités précises de présence du colibri à tête bleu. En couplant ces observations avec des données bio-géographiques, il a été possible de modéliser l'habitat théorique de cet oiseau, c'est-à-dire sa niche écologique. La carte produite ci-contre représente une estimation optimiste de la zone d'occupation historique de l'espèce, qui s'étend sur 187 km².

Il faut bien comprendre qu'un modèle comme celui-ci n'est pas le reflet exact de la réalité du terrain et qu'il s'agit plus d'un optimum de chances de rencontre. L'oiseau pourra être observé ponctuellement dans des zones jugées défavorables et inversement, des zones potentiellement favorables ne sont peut-être pas occupées par ce colibri.

L'étude a également montré que le colibri à tête bleue ne semble pas s'adapter aux zones bâties et aux zones agricoles.

Pour obtenir la zone d'occupation actuelle de l'espèce, soit environ 159 km², il convient de soustraire les milieux anthropisés. Sur la base de ces différentes analyses, les chercheurs concluent sur la vulnérabilité de l'espèce.

Même si le colibri à tête bleue est une espèce facile à rencontrer dans son habitat, son manque d'adaptation aux paysages anthropisés et sa sensibilité prévisible aux changements climatiques, amènent à le considérer « en danger d'extinction » en Martinique selon les critères de l'UICN*.

logo-deal-new.jpg*UICN : Union Internationale pour la Conservation de la Nature
Le rapport complet est téléchargeable sur la base documentaire de la DEAL :

http://www.martinique.developpement-durable.gouv.fr

 


ERRATUM relatif à l'article précité ci-dessus :
" Le Colibri à tête bleu, espèce endémique de la Martinique et de la Dominique, a pour l'instant été peu étudié sur le territoire français. Fort de ce constat, la Direction de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement de la Martinique (DEAL) et l'Office National des Forêts (ONF) ont lancé en octobre 2012 une étude sur ce colibri qui a été confiée à Biotope Amazonie-Caraïbes, Béatriz Conde (experte indépendante) et Didelphis (Catherine Godefroid). "

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Lire aussi
Programme de connaissance de gestion et de protection d'espèces d'oiseaux et d'habitats menacés

 

 


 

 

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Date de dernière mise à jour : 30/05/2015

 

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