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La Martinique : un contexte de grande vulnérabilité

Grand riviereLa Martinique : un contexte de grande vulnérabilité

Souvent présentée comme une île-ville, la Martinique de par sa topographie singulière (accidentée au nord et relativement plane au sud) conditionne l’implantation de sa population, ainsi que celle de leurs activités. Elle génère ainsi une vulnérabilité importante.

Couvrant une superficie de 1100 km² environ, la Martinique dispose d’un linéaire côtier de 400 km. La plupart des bourgs communaux se sont égrenés le long de la frange côtière et localisés sur de minuscules plaines littorales, comme celles du Robert (7 km²), du François (9 km²), du Vauclin (13 km²), du Marin (7 km²), etc.

Le littoral supporte l’essentiel des dynamiques démographiques et économiques, faisant de la frange côtière l’espace le plus convoité, le plus sensible, mais également le plus exposé aux dérégulations environnementales et aux crises météorologiques.

En Martinique, le fait urbain est estimé à près de 95 % (9 Martiniquais sur 10 vivent en zone urbaine), notamment autour de l’agglomération centre. Le tissu urbain et économique n’a cessé de croître au cours des décennies passant de 1005 ha en 1955, à 2710 ha en 1985, puis 3440 ha de nos jours. Le taux d’occupation autour de Fort-de-France est très élevé. Il avoisine 10 habitants à l’hectare, contre 3 habitants à l’hectare pour le reste du territoire.

Cette concentration d’hommes et d’activités se situe précisément dans les secteurs les plus exposés et vulnérables aux risques d’inondation et de submersion…

Yoann PELIS et Pascal SAFFACHE

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Date de dernière mise à jour : 11/04/2016

 

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