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L’impact des antennes relais sur la santé humaine

AntenneL’impact des antennes relais sur la santé humaine

Notre société vit au rythme des nouvelles technologies, dont elle est devenue totalement dépendante. Téléphones mobiles, réseaux 3G, 4G, Wi-Fi…font désormais parti de notre quotidien. Ces technologies ne pourraient se développer sans les antennes relais qui pullulent désormais.

En France, on dénombre aujourd’hui plus de 55000 antennes relais qui se sont surimposées aux antennes classiques (TV et radio). Elles se localisent généralement sur des points hauts, comme des toitures d’immeubles, que les opérateurs de téléphonie mobile occupent de plus en plus densément. Auparavant, l’implantation de ces antennes était gérée par les maires, mais depuis 2011, la réglementation a changé et cela est désormais du ressort de l'Etat.

Ces antennes suscitent de plus en plus de crainte chez le grand public, car elles sont suspectées d'avoir des conséquences néfastes sur la santé : maux de tête, troubles du sommeil, irritabilité, voire même suspicion de développement de tumeurs, de cancers… Il importe donc de s’interroger sur les vrais impacts de ces antennes : les personnes vivant à proximité sont-elles plus exposées à certaines pathologies que les autres ?

Si on se réfère aux recommandations de la Commission européenne, les populations ne doivent pas être exposées à des champs électromagnétiques dont les valeurs sont supérieures à 61 V/m pour la téléphonie mobile. Face à la pression des usagers, certains pays européens ont abaissé leurs niveaux d’émissions qui sont désormais largement inférieurs à ceux pratiqués en France. Au Luxembourg et en Belgique, par exemple, les valeurs émises par les antennes sont inférieures à 3 V/m dans les lieux habités. Les associations estiment cependant que ces seuils sont encore trop élevés et demandent de les limiter à 0,6 V/m au nom du principe de précaution.

Plusieurs autres associations militent purement et simplement contre l'implantation des antennes relais ; c'est le cas de l'ASEF (Association Santé Environnement en France).

La controverse scientifique

Plusieurs études scientifiques soulignent que des modifications biologiques apparaissent dès qu’un corps est soumis à un champ électromagnétique de 1 ou 1,2 V/m. Deux études menées en Pologne et en Egypte - respectivement en 2004 et 2007 - ont établi un lien fort entre les troubles du sommeil et de la concentration, et la présence d’antennes relais. Plus récemment en Grèce, une étude a révélé que les individus soumis à une exposition aux ondes électromagnétiques (provenant de téléphones mobiles ou de micros ondes) subissaient une modification des protéines présentes dans leur cerveau.

L'Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail (AFSSET) a donc préconisé dans un rapport de 2009, la baisse de l'exposition du public aux ondes électromagnétiques, et que la puissance des antennes soit réduite à la plus basse fréquence possible. Afin de réduire l’exposition des personnes dites sensibles (personnes âgées, malades ou enfants), le rapport Zmirou (2001) recommandait que les hôpitaux, les crèches ou encore les écoles, situés à moins de 100 mètres d’une antenne relais, ne soient pas atteints directement par les faisceaux des antennes.

La nocivité des lignes à très haute tension ne fait désormais plus aucun doute. Leurs champs électromagnétiques relèvent du niveau 2b selon le classement de l'OMS, c’est-à-dire qu’ils « peuvent être cancérogène pour l'homme ». On leur attribue d’ailleurs des cas de leucémies lymphoïdes.

Aujourd'hui, malgré les études menées et les liens constatés entre certaines maladies et les émissions des antennes relais, le débat reste ouvert, car les recherches se sont focalisées principalement sur les téléphones mobiles. Cependant, si elles ne permettent pas de conclure à la nocivité des antennes relais, elles ne prouvent pas non plus leur innocuité.

Plusieurs solutions peuvent être envisagées : au niveau collectif, en réglementant les niveaux d’émission de ces antennes, et au niveau individuel en réduisant l’usage des appareils sans fil : téléphones mobiles, écoute-bébés, ordinateurs portables, etc.

Par ailleurs, dans les tunnels ou les souterrains, il est recommandé de ne pas utiliser son téléphone, car ce dernier déploie alors un volume d’ondes très important pour émettre…

Véronique PRIVAT, Pascal SAFFACHE pour Fey 33

 

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Date de dernière mise à jour : 22/07/2016

 

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